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À l’étage, ça va, ça vient et ça sent les pieds. Les jeunes gens enlèvent leurs espadrilles et les abandonnent dans le corridor. Derrière la porte numéro 55, un gars est étendu à plat ventre sur la couchette du bas et consulte des cartes routières. Les deux couchettes de gauche sont également occupées. On y a déposé des sacs qui ont fait la guerre. Quant aux boiseries – charpentes de lit, planchers, châssis de la fenêtre –, il y a belle lurette qu’elles ont perdu leurs vernis. Les murs, les couleurs, on n’en parle plus.
Et tout là-haut enfin, sur ma couchette, ça grince, ça craque, ça me fait un effet anti-soporifique. Je ne m’en plaindrai pas. Je change de t-shirt, je laisse mon sac sur cette couchette, ainsi que tout ce qu’il contient et qui n’est pas précieux. Je m’en vais sortir et avoir raison. |


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