Julia Fontesse
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À celle qui l’inspire, Patrick propose une balade au Parc de l’Esplanade. En souriant, il lui indique la porte de secours, il bat les paupières comme s’il avait acquis de nouveaux pouvoirs. —Nous arrêtons d’abord à l’atelier, la prévient-il tout à coup, en pensant à son chien.
Le chien de Patrick adore se promener au Parc de l’Esplanade. Arrivé à l’atelier, le maître ramasse la laisse et encourage l’animal à faire quelques cabrioles. Mais c’est l’expression sur le visage de Solange qu’il faut imaginer. Elle en est dépourvue. Même remarque pour son teint. De rose, il passe à livide. Pauvre Solange ! Ayant avancé dans les profondeurs de l’atelier (côté domicile), elle voit de près la nouvelle « affiche de cinéma » qui tapisse une grande partie d’un mur. Y apparaît sa rivale, l’autre Solange, assise au pied d’un arbre mature, les jambes pliées, les bras enlaçant ses genoux. Pour quiconque a un surcroît d’imagination, les petits oiseaux gazouillent.
Devant l’affiche, les yeux rivés dessus, Solange pose la seule question convenable qu’elle est en mesure de formuler. —Lui avez-vous parlé de notre deuxième rencontre ?
Aussitôt, d’une main dans son dos, Patrick l’incite à revenir sur ses pas et à sortir de l’atelier en compagnie du chien qui se trémousse d’impatience. — Non, répond-il, mais nous avons parlé de toi. Elle m’a demandé de t’inviter au vernissage. —Vous m’avez déjà invitée, fait-elle remarquer sur un fond de panique. |
Pour parler de Nicolas :
un jeune Américain,
sensible, gay et francophile.